Mise à jour mensuelle
Depuis le début de l’année jusqu’au 31 mars, le Fonds mondial de dividendes ciblés Ninepoint a généré un rendement total de -0,61 %, comparativement à l’indice S&P Global 1200, qui a généré un rendement total de -1,03 %.
FONDS MONDIAL DE DIVIDENDES CIBLÉS NINEPOINT – RENDEMENTS COMPOSÉS¹ AU 31 MARS 2026 (SÉRIE F NPP964) | DATE DE CRÉATION : 25 NOVEMBRE 2015
1M |
CA |
3M |
6M |
1YR |
3YR |
5YR |
10YR |
Création |
|
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Fonds |
-3,50 % |
-0,61 % |
-0,61 % |
2,39 % |
19,61 % |
17,76 % |
11,63 % |
10,53 % |
9,74 % |
S&P Global 1200 TR (CAD) |
-4,60 % |
-1,03 % |
-1,03 % |
1,07 % |
17,35 % |
18,88 % |
13,35 % |
13,37 % |
12,36 % |
Si les investisseurs trouvaient que 2025 avait été mouvementée, le premier trimestre de 2026 n’a pas offert beaucoup de répit. L’année a commencé sur une note optimiste, portée par de solides indicateurs de croissance mondiale, des données sur l’emploi résilientes et un sentiment des investisseurs favorable. Même si une certaine rotation vers des secteurs plus cycliques s’est opérée en toile de fond, le thème de l’IA continuait en grande partie de bien fonctionner, et les détails contenus dans l’OBBB du président Trump laissaient entendre que des remboursements d’impôt plus importants soutiendraient les dépenses de consommation, soit essentiellement le principal moteur de l’économie américaine. Les analystes affichaient un niveau de confiance élevé, les estimations consensuelles prévoyant une croissance des revenus de 7,3 % et une croissance des bénéfices de 14,9 % en 2026 (selon FactSet), ce qui laissait entrevoir une autre année de rendements à deux chiffres au niveau des indices. Enfin, la politique monétaire semblait devoir demeurer favorable en 2026, avec au moins deux autres baisses de taux d’intérêt déjà intégrées aux marchés d’ici la fin de l’année.
Malheureusement, vers la fin de février et le début de mars, le climat s’est assombri. Les États-Unis et Israël ont lancé des frappes aériennes coordonnées contre l’Iran, présentées comme des opérations préventives et défensives visant à détruire les programmes nucléaires et balistiques iraniens ainsi qu’à éliminer des hauts dirigeants du régime. Toutefois, les représailles ont été rapides et étonnamment vigoureuses, les États voisins entourant le golfe Persique ainsi que les bases américaines dans la région faisant face à une vague de drones et de missiles. L’Iran a également eu recours à son arme la plus efficace en fermant le détroit d’Ormuz, un point de passage essentiel pour environ 20 % du commerce mondial du pétrole. D’un point de vue économique, les effets ont été presque immédiats, le Brent grimpant près de 120 $ US le baril (contre moins de 70 $ US le baril auparavant) et le WTI dépassant 115 $ US le baril (contre moins de 65 $ US le baril auparavant).
La flambée des prix du pétrole a ravivé le scénario de stagflation, la hausse des attentes inflationnistes amenant le marché obligataire à intégrer deux hausses de taux plutôt que deux baisses de taux en 2026, tandis que le dollar américain s’appréciait. Ces deux facteurs ont réduit les attentes de croissance et, par conséquent, comprimé les valorisations des marchés boursiers, alors que les mesures de volatilité bondissaient. Cela dit, certains secteurs ont bien résisté durant le repli, notamment les sociétés énergétiques et liées à l’énergie, qui ont progressé aux côtés de secteurs défensifs comme les services publics. Fait intéressant, le NASDAQ est entré en correction, reculant de plus de 10 % par rapport à son sommet historique, les « Mag7 » ayant sous-performé, mais le S&P 500 n’a pas tout à fait atteint le seuil de correction, ne reculant que d’environ 9 % entre son sommet et son creux.
Compte tenu du risque d’un choc pétrolier prolongé, nous estimons que les marchés ont fait preuve d’une résilience remarquable, probablement parce que les investisseurs se sont habitués à s’attendre à un revirement de politique de l’administration américaine actuelle, pensons notamment au taux tarifaire du « Liberation Day » et au phénomène TACO. Toutefois, nous demeurons conscients que la résolution de la guerre au Moyen-Orient et la réouverture du détroit d’Ormuz exigent que d’autres parties acceptent certaines conditions. Après des décennies à gérer des capitaux à travers divers cycles et crises, nous demeurons généralement optimistes à long terme, mais le contexte actuel met notre patience à l’épreuve. Nous avons donc réduit les pondérations excessives dans certains titres et thèmes d’investissement, tout en demeurant investis dans un portefeuille largement diversifié, conformément à notre processus d’investissement discipliné.
Les principaux contributeurs au rendement depuis le début de l’année du Fonds mondial de dividendes ciblés Ninepoint ont été les secteurs de l’énergie (+163 points de base), des produits industriels (+100 points de base) et des biens de consommation de base (+81 points de base), tandis que les secteurs des services financiers (-157 points de base), de la consommation discrétionnaire (-87 points de base) et des services de communication (-66 points de base) ont pesé sur le rendement en termes absolus.
Sur une base relative, les contributions positives des secteurs des technologies de l’information (+95 points de base), des produits industriels (+52 points de base) et des biens de consommation de base (+50 points de base) ont été contrebalancées par les contributions négatives des secteurs des services financiers (-73 points de base), des services publics (-27 points de base) et des services de communication (-16 points de base).
Nous sommes actuellement surpondérés dans les secteurs des biens de consommation de base, de l’énergie et des technologies de l’information, et sous-pondérés dans les secteurs des services financiers, des services de communication et des matériaux. Au cours des trois premiers mois de l’année, les perspectives macroéconomiques ont changé de façon marquée, ce qui a eu une incidence sur le prix du pétrole, les attentes en matière d’inflation, les taux d’intérêt et les attentes de croissance mondiale. En réponse, nous avons dû ajuster notre positionnement alors que les marchés font face à une incertitude géopolitique et économique accrue. Afin d’atténuer les risques, nous continuons de privilégier des sociétés de grande qualité versant des dividendes, qui ont démontré leur capacité à générer de façon constante une croissance des revenus et des bénéfices tout au long du cycle économique.
Jeffery Sayer, CFA
Ninepoint Partners